LE CENTRE CULTUREL D’AZROU

Inauguré le mois de Juillet 2016, Le centre culturel d’Azrou abrite le Centre d'Interprétation du Patrimoine (CIP) du Moyen Atlas dont la vocation est de mettre en exergue les richesses patrimoniales de la région fès-meknès. Au sein du CIP du Moyen Atlas, on y expose des minéraux, des fossiles, des troncs d'arbres et des panneaux relatifs à la géologie, aux sources hydrauliques de la région, à sa faune, à sa flore et à son habitat traditionnel. Y sont exposés des bijoux marocains berbères, des costumes, des tapis marocains et des instruments de musique. Le métier à tisser est représenté par un tissage "Aztta en amazighe" et ses outils. On y trouve également des outils lithiques et osseux préhistoriques, des objets de parure et des copies de stèles funéraires préislamiques ainsi que des fragments de céramique du moyen âge et de verre et des monnaies africaine. Il s'agit d'un espace de médiation, destiné aux visiteurs, en vue de faire connaître l'héritage culturel et naturel du Moyen Atlas.

LES ANCIENS MEDINA

Le nom de la ville d'Azrou tire son nom dumot berbère Aẓru, qui signifie pierre, roche ou rocher3. Azrou est surtout connue pour avoir abrité le premier collège berbère de la région, le collège berbère d'Azrou (actuellement lycée Tarik Ibn Ziad), qui fut construit par les autorités coloniales françaises dans le but de former des agents marocains pour l'administration coloniale. Il était l'un des instruments de l'application du dahir berbère, par lequel le roi du Maroc laissait les Berbères régler leurs problèmes de justice selon leurs coutumes, sans avoir recours à d'autres justices (coloniale ou « makhzen»).

La ville fut longtemps négligée par les autorités marocaines depuis l'Indépendance en 1956 au détriment de la ville voisine d'Ifrane pour des raisons politiques. Bien qu'étant la vraie capitale du Moyen Atlas et qu' ayant donné au Maroc un bon nombre de dirigeants et d'intellectuels, la ville n'a toujours pas officiellement le rang de capitale provinciale bien qu'elle le soit dans les faits et légitimement. Les arabophones de Fès, Rabat et Salé s'en sont inquiétés, craignant de perdre le contrôle sur la campagne peuplée en majorité de Berbères, ainsi qu'une compromission de l'application de la Charia (loi musulmane). Le parti de l'Istiqlal, dont les dirigeants sont issus de cette bourgeoisie arabe, a exploité cette tension religieuse et politique en vue de promouvoir le nationalisme marocain. Le Collège devint un établissement d'enseignement de référence dans la région, formant une partie des élites politiques et militaires de 1956 à 1973. Après l'indépendance, le collège d'Azrou fut renommé en Lycée Tarik Ibn Ziad

LE FOLKLORE, UN RITE CULTUREL

L'ahidous est connu pour être le divertissement préféré des Berbères du Maroc central dont il est leur moyen d'expression le plus complet et le plus vivant. On le danse à l'occasion des moindres fêtes et même, l'été, après la moisson, presque tous les soirs dans les villages. C’est un genre musical qui est particulièrement pratiqué dans la provinces de,  Azrou ,IfraneEl Hajeb…, et d’une manière générale dans tout le  Moyen Atlas . Chaque année se déroule un festival qui lui est dédié et où se retrouvent plusieurs groupes représentant différentes tribus du  Moyen Atlas. Le festival de la ville de  Aïn Leuh  se déroule au mois d’août.

LES SOUK ET CARREFOURS

Le marché hebdomadaire d’Azrou est l’un des plus importants du Moyen Atlas et offre un spectacle à ne pas manquer. Ce pas n’est là que vous achèterez vos souvenirs : les habitants des montagnes viennent des villages des environs pour faire du commerce, et le véritable intérêt d’y aller est d’observer un authentique marché marocain axé sur les produits locaux, le bétail et les vêtements. Venez avant 10h pour voir les chèvres, les moutons et les vaches être échangés.

Le souk s’installe sur une plaine ouverte, à 1,5 km au nord du centre-ville, et se divise en trois sections, la zone dédiée au bétail se trouvant le plus loin de la ville. Partez de cette section et revenez vers la ville, en vous arrêtant aux tentes d’alimentation (en contrebas de la section bétail) pour voir les carcasses pendues, prêtes à passer au gril et pour siroter un thé à la menthe avec la population locale. Par temps de pluie, la place du marché se transforme vite en bourbier.

MUSÉE, HISTOIRE D'UNE VIE

Les femmes berbères, qui sont d’excellentes tisseuses, ont fait leur propre « izar » de coton ou de laine , ainsi que leur « hendira », une petite écharpe qui se porte comme un manteau et qui représente un élément important de l’habillement berbère.

Les tatouages, foulard de tête, bijoux, ceintures et chaussures montrent une grande variation du moyen atlas. Il y a une très grande variété de bijoux que se soit en or ou en argent, ce qui démontre les performances du bijoutier marocain dans ce domaine.

Les bijoux ruraux sont austères et témoignent des influences espagnoles et africaines qui se sont mêlées sur le sol berbère. Les bijoux citadins, eux, sont moins imposants, finement ciselés, rehaussés de pierres ou de perles, rappelant l’Andalousie médiévale.

Depuis l’antiquité, la fabrication des bijoux est toujours la même, elle repose sur deux techniques, la première consiste en le moulage et le découpage du bijou, elle est répandue dans toute l’Afrique du Nord. La deuxième, la bijouterie émaillée, consiste à introduire les pierres (ambrecorailverroterie…)  

HAUT